1920 : Parfouru honore ses enfants morts pour la France
   Le 3 Août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à notre pays. La France, d'abord débordée, réussit au prix de très lourdes pertes, à stabiliser la situation. De guerre de mouvement, le conflit armé est devenu guerre de tranchées : il va s'éterniser... Ce long conflit très meurtrier ne s'achèvera que le 11 novembre 1918 avec la signature de l'armistice.
   La "grande guerre" aura tué 10 millions de personnes. La France qui a mobilisé 8.400.000 hommes a perdu 1.400.000 des siens et devra soigner 3.500.000 blessés.
   Parfouru a laissé 12 des siens au champ d'honneur.
   La plaque commémorative apposée sur le mur de l'église de Parfouru sur Odon est inaugurée le 15 janvier 1920 comme en témoigne ce compte-rendu succinct :
  "Une cérémonie bien touchante dans sa simplicité s'est déroulée le 15 janvier 1920 dans la commune de Parfouru sur Odon, une des plus petites communes du département. Il s'agissait d'inaugurer ce jour-là une plaque souvenir apposée dans le cimetière communal, à la mémoire des soldats morts pour la France.
  A dix heures, dans l'église toute tendue de noir par les soins de Madame Auger, Monsieur le curé d'Epinay a commencé le service funèbre. Le catafalque, élevé dans le choeur de l'église, était drapé aux couleurs nationales. Quatre drapeaux étaient placés aux encoignures et un autre était porté par Monsieur Armand Madeleine en uniforme bleu horizon. Le deuil était conduit par les membres du conseil municipal.
  Après l'office, Monsieur le curé a prononcé une allocution patriotique puis s'est dirigé avec son clergé vers le cimetière pour procéder à la bénédiction de la plaque sous laquelle avait été déposée une magnifique couronne en fleurs naturelles et verdure faite par une jeune veuve de la guerre, Madame Georges Robert.
  Après le départ du clergé, un jeune soldat de la classe 1915, Georges Martin, décoré de la croix de guerre, a lu les quelques phrases suivantes que Monsieur Bellissent, maire et conseiller général, retenu à la chambre par une légère indisposition n'avait pu prononcer lui même."
                                                                     
Lire le discours d'inauguration
Les plaques commémoratives, comme les monuments aux morts, marquent le souvenir des soldats tués lors de la Première Guerre Mondiale. La plupart des monuments aux morts communaux furent construits rapidement après la fin de la Pemière Guerre. S'il n'y a pas de stèle communale, il existe la plupart du temps, une plaque communale ou paroissiale dans une des églises de la commune. Plus réduites en taille et moins onéreuses que les majestueux et coûteux monuments de pierre, les plaques commémoratives furent apposées en grand nombre, dès l'année 1920.

Ce texte est la partie n°2 du thème " Les années de guerre " qui comprend chronologiquement :
   
1. 1915 : Parfouru pleure ses enfants
   2. 1920 : Parfouru honore ses enfants
   
3. 1920 : Parfouru fête ses héros

M.Lucas / J-F Sehier